Le journal · Dossier ouvert
DécryptagePeut-on croire Marc ? Anatomie d’un narrateur non fiable
Un narrateur qui ne se fait plus confiance : le moteur secret de La Chambre 12.

Tout le suspense de La Chambre 12 tient dans une question : peut-on croire l’homme qui nous raconte l’histoire ?
Marc souffre de trous noirs. Il se réveille sans souvenir de la nuit décisive, rongé par une culpabilité qui ressemble à un aveu. En première personne, sa voix est sincère — mais l’alcool, la honte et le déni brouillent tout ce qu’il rapporte. Le lecteur avance sur un sol qui se dérobe : chaque certitude devient suspecte.
C’est la grande force du roman : il ne vous ment jamais frontalement, il vous laisse vous mentir à vous-même. Et quand la vérité affleure, elle frappe d’autant plus fort qu’on aurait pu la voir venir.